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Quel avenir pour l’épargne-retraite en France ?

Le sujet de l’épargne-retraite est au cœur de l’actualité suite à la présentation, fin mars dernier, des grandes lignes du projet de loi Pacte. Faisons le point sur les éventuelles évolutions de ces solutions d’épargne qui devraient permettre aux Français de mieux préparer et mieux-vivre leur retraite.

Le projet de loi Pacte : Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises

Le projet de loi Pacte a pour objectif de repenser le modèle actuel de nos entreprises :

  • D’une part, le Gouvernement souhaite rendre les entreprises de petite taille ou en lancement plus compétitives via des aides au développement.
  • D’autre part, il souhaite « offrir aux entreprises une place nouvelle dans notre société et mieux associer les salariés à leurs résultats ».

La définition du projet de loi Pacte a débuté à l’automne 2017 via diverses consultations et enquêtes terrains. Suite au recueil de nombreuses informations, une consultation publique, cette fois-ci, s’est tenue entre janvier et février 2018. Les personnes ont été appelées à se manifester directement sur le site web dédié : pacte-entreprises.gouv.fr.

Fin mars 2018, riche de ces nombreux retours, le Ministre de l’Économie et des Finances a présenté les éventuelles mesures qui composeront la loi Pacte. C’est normalement au cours du mois de mai 2018, que cette loi sera votée lors d’un conseil des ministres.

Les possibles évolutions de l’épargne-retraite selon le projet de loi Pacte

Le projet de loi Pacte comporte un volet dédié à l’épargne-retraite. Ce produit est lié aux enjeux intrinsèques au vieillissement de la population en France. En effet, avec l’allongement de l’espérance de vie et la diminution des pensions de retraite dans le futur, il devient nécessaire si ce n’est primordial, de se constituer une épargne supplémentaire pour un futur meilleur (Aller plus loin : https://bonne-assurance.com/placement/preparer-sa-retraite/ ). De nos jours, les Français privilégient les placements dans l’immobilier ou dans l’assurance-vie, malgré le faible rendement de cette dernière depuis quelques années. C’est pourquoi le Gouvernement s’intéresse aux autres solutions d’épargnes existantes pour mieux préparer la retraite.

Le Gouvernement propose en ce sens plusieurs mesures :

  • Simplification, harmonisation, transportabilité et transférabilité des solutions d’épargne-retraite existantes. À l’heure actuelle, les produits d’épargne-retraite (Perp, épargne Madelin, Article 83, etc.) varient en fonction du statut professionnel des personnes et possèdent chacun un fonctionnement qui leur est propre. Le Gouvernement met en avant le besoin de plus de simplicité et de facilité à passer d’une solution à l’autre. En effet, il est de plus en plus courant de changer de statut le long d’une carrière professionnelle. Cette tendance devrait même se confirmer dans l’avenir, d’où la nécessité de mettre en place un système plus clair et plus simple. L’épargne-retraite doit logiquement s’adapter à ces évolutions sociétales, mais la mise en place d’un système universel reste encore peu probable.

 

  • La facilité de la sortie en capital de l’épargne-retraite. De nos jours, selon le type de produit d’épargne-retraite, il est possible de bénéficier d’une sortie en capital ou en rente viagère, voire les deux comme pour le Perp. Le Gouvernement semble s’orienter vers une sortie en capital facilitée pour l’ensemble des solutions d’épargne-retraite. Une position qui ne satisfait pas l’ensemble des acteurs concernés par l’épargne-retraite, dont notamment les assureurs. En effet, le Gouvernement doit relever le défi de l’allongement de l’espérance de vie et de la dépendance des personnes âgées. Il semble logique de se demander si cette sortie en capital ne rime pas avec prise de risque. Nul ne peut connaître la durée de sa vie, alors comment être certain que le capital versé aux personnes qui prennent leur retraite constituera un revenu suffisant jusqu’à la fin de leur vie ? Aussi, si le capital a été dépensé et que la personne ne dispose plus que d’une pension obligatoire de retraite, que l’on sait déjà insuffisante pour couvrir les frais inhérents à la dépendance, comment subvenir aux besoins de ses vieux jours ? Tant d’interrogations légitimes qui peuvent remettre en cause la sortie en capital au profit de la rente viagère garantie à vie.

Des points restent encore à éclaircir au sujet des propositions du Gouvernement mentionnées dans cet article. En l’attente du vote prévu courant mai prochain, les débats devraient se poursuivre entre acteurs concernés par l’épargne-retraite. Le projet de loi Pacte mettra aussi en lumière la fiscalité future de ces produits d’épargne et le désir de redynamiser les contrats d’assurance-vie en fonds euro-croissance. Des mesures que nous espérons véritablement synonymes d’un avenir plus confortable pour les Français.

Sources et références :

https://www.pacte-entreprises.gouv.fr/

http://cercledelepargne.com/lenquete-2018-cercle-de-lepargne

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